Crypto-monnaies : le Bitcoin en Suisse et dans le monde

Par :Web 3.0 Laura | 3 Jan 2017

On ne pourrait parler de l’évolution du web sans parler de l’évolution de la monnaie digitale car elles vont inévitablement de pair. Le Web 3.0 n’est pas seulement caractérisé par les nouvelles technologies qu’incarnent la disruption, tels que l’intelligence artificielle, la génomique, l’impression 3D, les paiements mobiles, les technologies portables, la domotique, l’internet des objets, la robotique, les drones, les véhicules électriques et connectés ou encore la réalité virtuelle. Le Web 3.0 est également et surtout caractérisé par les crypto-monnaies. Depuis quelques années plusieurs crypto-monnaies ont été lancées sur les marchés financiers mais une principale a connu de l’attrait et des véritables fluctuations sur les marchés boursiers : le bitcoin. Cette monnaie, initialement créée par les créateurs de la blockchain, n’est pas la seule puisque qu’il existe également l’ether, la monnaie créée par les fondateurs du réseau de blockchain ouverte le plus important : Ethereum.

Crypto-monnaies : les dangers

Un de ses dangers et de ses controverses est l’écologie. En effet, pour exister cette monnaie virtuelle a besoin d’énergie (kW). L’explication est la suivante : pour frapper de nouveaux bitcoins, processus appelé « minage », un ordinateur doit résoudre des problèmes mathématiques complexes, dont la validation et l’archivage des transactions. La principale fonction du minage est d’assurer la sécurité des crypto-monnaies.

L’algorithme est programmé de telle sorte qu’il pose une difficulté exponentielle à la frappe de nouveaux bitcoins. Actuellement, le minage n’est rentable qu’avec un parc informatique important.

Une fois créés, les bitcoins sont stockés sur le disque dur de l’ordinateur de leur propriétaire dans un porte-monnaie virtuel. Et ceux-ci peuvent être échangés avec un tiers. De tels échanges se font sans passer par les banques et restent anonymes.

Depuis 2015 il est de plus en plus gourmand et a consommé en électricité l’équivalent de 620’000 ménages suisses, selon des chercheurs zurichois.

Bien que virtuels, les bitcoins engendrent un coût bien réel. Comme il devient toujours plus difficile d’émettre de nouveaux « coins », la monnaie nécessite davantage de ressources informatiques. Et donc d’énergie.

L’ensemble du « minage » a requis l’an dernier 370 mégawatts (MW), selon les estimations de l’équipe du Professeur Burkhard Stiller de l’Université de Zurich. Certains rapports indiquent jusqu’à 500 MW.

Ces 370 MW représentent la consommation en électricité de 620’000 ménages suisses ou quasiment la production 2015 de la centrale nucléaire de Mühleberg.

Un chercheur s’est interrogé sur l’impact environnemental du bitcoin, lancé en 2009. Selon ses prévisions, la monnaie pourrait consommer en 2020 autant d’électricité que le Danemark.

Pour le Professeur Stiller, il est toutefois impossible de regarder aussi loin. Trop de facteurs, allant de la valeur d’un bitcoin au développement de nouvelles technologies web 3.0, pourraient fausser ces prévisions.

Source : https://www.rts.ch/info/sciences-tech/7674767-le-bitcoin-a-consomme-en-2015-autant-d-energie-que-620-000-menages.html

UN autre danger est le fait que cette monnaie est très peu stable sur les marchés financiers car elle n’est basée sur rien, n’a pas d’histoire propre et les taux de change sont basés sur … quoi ? Nous y reviendront plus tard.

Crypto-monnaies : l’expansion

« Le bitcoin a récemment franchi la barre des mille dollars, son plus haut taux depuis sa création. »

La récente publication de la RTS sur les crypto-monnaies, le bitcoin (https://www.rts.ch/info/economie/8279600-le-bitcoin-au-plus-haut-depuis-trois-ans-franchit-la-barre-des-mille-dollars.html )

« Pour rappel, le bitcoin est une monnaie entièrement numérique, générée par des algorithmes, qui n’est administrée par aucune banque centrale ni aucun gouvernement. Le bitcoin peut être échangé contre de la monnaie réelle sur des plateformes spécifiques. La valeur des bitcoins en circulation a récemment atteint le niveau record de 16 milliards de dollars.

Le bitcoin a débuté l’année en franchissant lundi la barre des 1000 dollars pour la première fois en trois ans. La monnaie virtuelle est plébiscitée par les investisseurs chinois.

Selon Reuters, le cours de la monnaie virtuelle a grimpé de 2,5% lundi sur la plateforme Bitstamp pour s’établir à 1022 dollars, son niveau le plus élevé depuis décembre 2013.

Sur l’année qui vient de s’écouler, la valeur du bitcoin a plus que doublé face au dollar, à l’euro et au yuan chinois. Boursier.com en parle comme de « la meilleure performance parmi les devises mondiales » et de « l’actif financier le plus performant de l’année 2016, toutes catégories confondues (devises, indices d’actions et obligataires, or, matières premières, etc.) ».

Cette « crypto-monnaie » -qui ne valait que quelques centimes lors de son lancement en 2009-, est depuis ses débuts extrêmement volatile, même si elle tend à se stabiliser depuis deux ans. Les variations du cours peuvent atteindre 20% en un laps de temps très limité.

Fin 2013, sa valeur avait été décuplée en deux mois pour atteindre 1100 dollars mais, en février 2014, la principale plateforme d’échange de bitcoins MtGox s’était déclarée en faillite après un piratage.

Les milliers d’utilisateurs qui y avaient placé leur argent avaient tout perdu. Le cours du bitcoin avait alors plongé sous les 400 dollars en quelques semaines.

Malgré ses taux extrêmement fluctuants, le bitcoin fait désormais figure de valeur-refuge pour les investisseurs chinois et indiens, selon certains experts.

La demande chinoise pour le bitcoin a fortement augmenté en 2016 face à la chute du cours du yuan, qui a perdu près de 7% de sa valeur l’an passé.

De leur côté les Indiens commencent à trouver des avantages à la devise numérique. Et ce depuis que leur gouvernement a décidé de démonétiser brutalement les billets de 500 et 1000 roupies, entraînant une chute du cours de la roupie et une perte de confiance dans la devise indienne.

Néanmoins, le bitcoin reste aujourd’hui un placement à risque. En effet, si de nombreux experts estiment que ce système a un important potentiel, plusieurs cas de piratages et de fraudes expliquent que le bitcoin soit perçu comme un placement à haut risque. Outre sa grande volatilité, une bourse du bitcoin sur trois a déjà été victime de vol et d’intrusion. Et une sur deux a fermé depuis 2009, selon Boursier.com. »

La monnaie virtuelle bitcoin est la crypto-monnaies qui a atteint il y a quelques mois un niveau record avec 14 milliards de dollars en circulations.

Récemment nous avons vu aux nouvelles que même les CFF s’y étaient mis. En effet, depuis le 11 novembre, les distributeurs de billets dans les gares permettent d’acheter des bitcoins pour une phase de test qui durera deux ans.

Les CFF se sont associés à Sweepay, une société zougoise spécialisée dans le paiement mobile. Ils mettent en avant la densité et l’accessibilité de leurs réseaux de distributeurs automatiques. Ceci pour expliquer leur volonté d’offrir des services supplémentaires à la seule vente de billets.

Pour acheter des bitcoins aux distributeurs, il faudra s’identifier avec un numéro de téléphone mobile. Le montant maximal est fixé à 500 francs par transaction.

Les bitcoins ne sont en revanche pas acceptés comme moyen de paiement.

Plus d’explications sur la raison de cette nouvelle stratégie des CFF à consulter sur le lien suivant : https://www.rts.ch/la-1ere/programmes/on-en-parle/8124118-les-cff-vendent-des-bitcoins-mais-pourquoi-.html

Source : https://www.rts.ch/info/suisse/8124676-les-distributeurs-de-billets-cff-permettront-d-acheter-des-bitcoins.html

Crypto-monnaies : les opportunités 

L’évolution du cours du Bitcoin depuis sa création

Une première bulle en 2011 :

Sans système centralisateur des transactions, le Bitcoin est potentiellement l’objet d’une activité spéculative soutenue. Et ceci en particulier via les plateformes de trading qui lui sont entièrement consacrées. (le japonais Mt Gox draine 80 % des échanges, en France Bitcoin Central et d’autres encore constituent autant de Bourses d’échange à part entière).

De quelques millièmes de dollar US à sa création en 2009, le Bitcoin avait connu un premier rush. Et un peu inévitablement, la formation d’une première bulle au printemps 2011. Certains analystes estiment que la société WikiLeaks n’y fut pas alors pour rien.

Fin 2010, celle-ci avait en effet vu son système de dons bloqué par les 3 principaux gérants des transactions monétaires électroniques au niveau mondial (Mastercard, Visa et PayPal). Et un nouveau système de dons basé sur le Bitcoin avait mis en place. Les cours du Bitcoin s’envolèrent en tout cas de 1 USD fin 2010 à près de 30 USD en juin 2011. Et ce avant de redescendre sous les 2 USD à la fin de l’année 2011.

Une deuxième bulle au 1er trimestre 2013 :

A partir d’un cours de 20 USD enregistré en janvier 2013, le Bitcoin s’est inscrit rapidement et continûment à la hausse dans le courant du 1er trimestre 2013. Et ce jusqu’à atteindre le plus haut de 266 USD dans le courant de la journée du 10 avril 2013. La bulle a ensuite éclaté comme on pouvait s’y attendre, avec une baisse rapide sous les 50 USD.

D’aucuns ont voulu souligner la concomitance de la crise chypriote avec le rush observé sur le Bitcoin. (des investisseurs russes et/ou chypriotes auraient voulu placer leurs euros en Bitcoins pour se garantir de la « cure » imposée à Chypre par l’Union Européenne). Mais de nombreux analystes estiment que la hausse extraordinaire du Bitcoin a d’abord été l’effet d’une pure activité spéculative alimentée par le tout récent intérêt médiatique pour la monnaie virtuelle. Par anticipation d’un attrait pour cette monnaie alternative, des investisseurs auraient acheté en masse du Bitcoin. (Même si le montant total des Bitcoins en circulation n’était alors, en mars 2013, que de 11 millions d’unités, avec génération spontanée de 25 Bitcoins toutes les 10 minutes).

Cette extrême volatilité du Bitcoin nuit à son bon fonctionnement, puisque l’élément essentiel du système de transactions qu’il institue est que chaque transaction prend environ 10 minutes (car chaque transaction est ajoutée à un bloc réactualisé toutes les 10 minutes). Si le Bitcoin prend ou perd 10 USD en quelques minutes via les sites de trading, cela peut donc poser problème (et permettre quelques gains ou pertes spectaculaires).

Sur le long terme, un économiste américain réputé (Robert D. Graham) estime pour sa part que les différentes bulles qu’a déjà connues le pourtant jeune Bitcoin n’entament pas son potentiel d’appréciation à long terme.

Tablant sur le fait que le Bitcoin a vocation à attirer à lui des transactions portant sur ce que l’on désigne aujourd’hui sous le nom « d’économie souterraine » (2000 milliards d’USD par an selon les services fiscaux américains), cet analyste a calculé que le chiffre maximal des 21 millions de Bitcoins en circulation, tel qu’il a été défini par le système initial inventé par un certain Satoshi Nakamoto, pourrait logiquement conduire à la parité 1 Bitcoin = 15260 USD.

Selon ces mêmes hypothèses, si 10 % seulement de l’économie souterraine se négociait en Bitcoins, la parité 1 Bitcoin = 1526 USD serait automatiquement atteinte.

Source : https://www.mataf.net/fr/bourse/edu/investissement/l-evolution-du-cours-du-bitcoin-depuis-sa-creation

Laissez un commentaire


*

Recent comments

  • LaSc 2 semaines ago

    Merci pour ce résumé complet de quelques lignes sur un sujet bien complexe et dont on commence à peine à réaliser l’étendue!
    J’aime aussi également beaucoup la reflexion de Klaus Schwab que vous n’avez pas cité ici sur le sujet et notamment dans son dernier livre intitulé « the fourth industrial revolution »: https://news.bitcoin.com/bitcoin-fourth-industrial-revolution/